4 pistes d’accessibilité universelle de votre présence WEB

marc/ novembre 20, 2017/ Accessibilité universelle, Présence WEB, Uncategorized/ 0 comments

Que vous soyez une entreprise individuelle, une PME, une grande entreprise ou même un simple citoyen, bien gérer sa présence WEB est un incontournable. Il est important de tenir compte de l’ accessibilité universelle des informations. Pourquoi allez-vous me demander? Notre présence WEB est notre carte de visite, notre portrait nous permettant de créer une relation, un engagement avec un client, un membre de notre groupe ou même un ami. Si l’on veut s’assurer que notre message se rende à notre interlocuteur, il faut donc s’assurer qu’il a accès et qu’il comprenne bien nos informations que nous voulons partager. Nous avons pris conscience qu’il y a, dans notre société, une diversité de profils affectifs, cognitifs, physiques et sensoriels (Ex. trouble d’apprentissage, surdité, trouble de santé mentale, trouble du spectre de l’autisme, limitation visuelle, difficulté d’apprentissage, etc.) Beaucoup de situations de handicap sont invisibles. Ainsi, s’assurer que notre présence WEB soit accessible à un maximum de personnes sera facilitant pour vos communications.  Je vous propose 4 pistes pour rendre votre présence WEB un peu plus accessible à tous.

1 – Vulgariser les propos

Bien sûr, vulgariser les propos n’est pas synonyme de simplifier à outrance. C’est plutôt de s’assurer que les termes techniques ou d’un niveau de langage élevé soient définis.  On peut avoir recours à des réseaux conceptuels (ne pas oublier de mettre une description du schéma) qui nous permettent une meilleure compréhension d’une notion complexe en un coup d’œil. En effet, réaliser un réseau conceptuel de ce que l’on veut présenter, aide à avoir nous-mêmes une vision plus claire de l’information que nous voulons transmettre.  Plus notre public cible est général, plus il est nécessaire de bien s’assurer que le texte soit accessible en termes de compréhension des informations.  Quand on ne peut pas vulgariser sans modifier le contenu, on peut du moins avertir le lecteur que ce texte est un niveau avancé et offrir la possibilité de lire un texte d’un niveau de base.  Dans la mesure du possible, écrire des phrases d’un maximum de 20 mots facilitera l’attention lors de la lecture.

2- Mettre en texte tous les médias visuels (Ex. photo, GIF, infographie)

Sur le WEB, l’aspect visuel  attire  une attention particulière.  Cela donne une information directe et rapide à comprendre. Cependant, pour les personnes ayant un trouble visuel, le recours au visuel sur le WEB vient nuire à l’accessibilité de l’information. Il est recommandé mettre en texte une description du visuel que nous voulons ajouté. Ce n’est pas une information complémentaire à l’aspect visuel, mais bel et bien une description de ce que l’on voit.  La personne ayant un trouble visuel  « verra » ainsi la photo par les mots. Ajouter une description du média visuel pourrait aider des personnes ayant une basse vision, une cécité complète ou un daltonisme. Cela pourrait aider tous ceux qui souhaiteraient valider leur compréhension du média visuel par une description un peu plus détaillée.

3 – Ajouter ou utiliser un média permettant le sous-titrage de vos vidéos

Pour une personne vivant avec une surdité, l’écoute des vidéos peut être un vrai casse-tête. Le sous-titrage est nécessaire à « l’écoute » de ceux-ci.  L’accès au sous-titrage peut être très utile pour d’autres situations. Par exemple, le son du vidéo est de mauvaise qualité ; la vidéo est dans une autre langue que la nôtre; un contexte où l’on ne peut pas mettre le son à la vidéo. Il est donc utile de s’assurer que les personnes puissent avoir recours au sous-titrage au besoin.

 4- favoriser la lecture audio des textes

La rétroaction vocale est une fonction d’aide technologique très utile pour les personnes ayant un trouble visuel, mais aussi pour toutes les personnes ayant un trouble d’apprentissage ou une difficulté d’apprentissage.  Lorsque la lecture visuelle est plus difficile, la rétroaction vocale permet d’entendre le texte pour accéder à une autre modalité de lecture que la vue. Si le texte est intégré à une image, l’application ou le logiciel ayant une synthèse vocale ne fonctionnera pas. Il faut donc s’assurer que le texte peut être lu par la synthèse vocale. Si notre curseur peut sélectionner  le texte en question, on peut penser que la synthèse vocale pourra  fonctionner.

Lorsqu’on numérise un document papier, on peut le numériser à l’aide de la fonction ROC (Reconnaissance optique des caractères (OCR en anglais)). Cette fonctionnalité est de plus en plus répandue dans les numériseurs.  Habituellement, une numérisation se fait en format photo, ce qui ne peut pas fonctionner avec un logiciel de synthèse vocale.

L’idée ici n’est pas de se culpabiliser si nous ne faisons pas tout ce que nous devrions faire.  C’est plutôt d’intégrer peu à peu du contenu accessible en réfléchissant aux besoins de nos lecteurs ou nos membres de la communauté WEB. Déjà de pouvoir s’ouvrir à la différence et comprendre ce que nous exprimons peut être mal entendu, mal vu, mal interprété ou mal compris est un grand pas vers l’accessibilité universelle des informations.  Il ne faut pas oublier non plus que l’accessibilité universelle peut être utile pour tout le monde. Cela justifie le temps que nous pouvons y mettre.

Qu’en pensez-vous?  Utilisez-vous certaines fonctions d’accessibilité même si vous n’avez pas de limitation ?

Source et ressources complémentaires :

Altergo

Solutions aides technologiques

RiPPH

PCUA.ca 

Société logique

Récit en adaptation scolaire

 

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